Category Archives: Commissaires

Les Commissaires

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Diane Turquety

Diane Turquety est actuellement, avec le soutien du programme Jeunes Commissaires, coordinatrice de marco14 et CIAM4 / Naufrage avec spectateur pour la documenta14, sur une proposition de Rainer Oldendorf et un commissariat de Pierre Bal-Blanc. Historienne de l’art spécialisée en art africain-américain, elle s’intéresse plus largement aux enjeux culturels et postcoloniaux. Elle a notamment collaboré aux expositions suivantes : Color Line. Les artistes africains-américains et la ségrégation (2016/17, musée du quai Branly, Paris) ; Leiris & Co. (2015, Centre Pompidou-Metz) ; La Passion selon Carol Rama (2014, MACBA, Barcelone/2015, MAMVP, Paris).

marco14 et CIAM4 / Naufrage avec spectateur est inspiré par la 4e édition du congrès international d’architecture moderne tenu en 1933 lors d’une croisière de Marseille à Athènes. Il s’agit d’une situation – à la fois exposition et séminaire-tournage – qui se déploie entre Athènes et Kassel.

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Sophie Lapalu

Née en 1985
Vit et travaille à Paris

Critique d’art et commissaire d’exposition, Sophie Lapalu est diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Ecole du Magasin. Elle termine actuellement son doctorat à l’Université Paris 8, où elle donne des cours aujourd’hui, après trois années en tant que coordinatrice de l’espace d’exposition YGREC de l’ENSAPC (Ecole Nationale Supérieure d’Arts Paris-Cergy). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Marges, correspondante pour *DUUU radio, publie régulièrement dans le Quotidien de l’art et propose des programmations de performances entendues comme de possibles expositions.

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Stefanie Unternährer

Née 1989
Vit et travaille à Essen et à Berlin

Stefanie Unternährer est actuellement assistante curatoriale au Museum Folkwang à Essen avec le soutien du programme Jeunes Commissaires de l’Institut francais pour le projet d’exposition „Dancing with Myself. Self-portrait and self-invention. Works from the Pinault Collection“ qui sera présenté à Essen du 7 octobre 2016 au 15 janvier 2017.

Dans le cadre de ses études de licence en philosophie et en histoire de l’art à la Freie Universität de Berlin, elle est tuteur en histoire de l’art et d’architecture pour le cours “Schule des Sehens. Geschichte der Kunst im Wandel ihrer Funktionen“ de 2011 à 2012. Après une première expérience de stage à la Galerie Roger Tator à Lyon en 2011 pour l’exposition „Lyon 2011: je passe/j’habite/je vis“ du collectif d’artistes FocAr Group en résonance de la 11ème Biennale d’art contemporain de Lyon, elle suit un stage au Bureau des arts plastiques de l’Institut francais d’Allemagne en 2012 et le projet de recherches de Michel Stiernon „Artistes francais plasticiens de Berlin de 1991 à 2013“ qu’elle assiste brièvement en 2013. De 2013 à 2015, elle travaille au Bureau des arts plastiques de l’Institut d’Allemagne, où elle contribue à l’organisation et la coordination des différents projets.

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Mathilde de Croix

Née en 1990

Vit et travaille à Paris

Diplômée d’un master recherche et d’un master professionnel à Paris Sorbonne (Paris IV) en art contemporain, Mathilde de Croix est actuellement chargée de projet auprès de Camille Morineau pour plusieurs projets, dont l’exposition « Climats artificiels » (Fondation EDF, Paris, 2015-2016),  « Sheila Hicks, Indeed » (Fondation De 11 Lijnen,  Ostende, 2015-2016), « Niki de Saint Phalle » (Taidehalli Kunsthalle, Helsinki, 2016). Elle a assisté Florence Ostende et Jean-Luc Moulène, commissaires de l’exposition « Le Rolling Club » (Biennale Internationale Design Saint-Étienne, 2015). Elle a également travaillé auprès de Michel Gauthier à la préparation de la sixième édition du Nouveau Festival « Air de Jeu » au Centre Pompidou.

Elle prépare actuellement la publication des Écrits complets de Rémy Zaugg, sous la direction d’Eva Schmidt, à paraître aux Presses du réel. Elle a récemment publié un article sur Marie Cool Fabio Balducci (Les cahiers du Mnam, n° 130) et un essai sur Rémy Zaugg (catalogue d’exposition, Rémy Zaugg, Museum für Gegnwartkunst Siegen, Reina Sofia Madrid).

Dans le cadre du programme Jeunes Commissaires, Mathilde de Croix est commissaire invitée au Kunstverein Hannover. Elle a organisé « Open Studio » (2015) et l’exposition d’Éléonore False « Open Room, om-thé-tue-eint-agit » au Kunstverein Hannover (2016).

 

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Mélanie Mermod

Née en 1979
Basée à Paris

Commissaire d’exposition et chercheuse, Mélanie Mermod est diplômée d’Histoire de l’art (Université de Lausanne, Suisse).

En parallèle de ses activités de chargée de recherche sur des expositions au Centre Pompidou, au Centre Pompidou-Metz ou à la Fondation Generali à Vienne, Mélanie Mermod a développé ses propres projets curatoriaux, tels que The Experimental Workshop / Jikken kōbō (Bétonsalon, Paris, 2011), APN Research あぷん (Kunsthalle Bern, 2012) ou 41° au-delà de la raison (ENSBA, Résonance Biennale de Lyon, 2013).

Avec le soutien du programme Jeunes Commissaires, Mélanie Mermod participé au Young Curators Workshop organisé dans le cadre de la 8ème Biennale de Berlin.

Barbara Sirieix Carré

Barbara Sirieix

Née en 1983
Basée à Paris

Barbara Sirieix est critique d’art et commissaire indépendante. Elle est diplômée d’une maîtrise en Histoire de l’Art (Paris I – Panthéon Sorbonne, 2005) et d’un Master en Théorie et Pratique du Language et des Arts (EHESS, 2008). Elle est co-fondatrice et co-directrice de Red Shoes de 2008 à 2012.

Elle s’intéresse à des formats d’exposition processuels et à une écriture critique fictionnelle et poétique, mise à partie dans les projets curatoriaux récents I’ve lost my marbles, Tòtal Project Space, Athènes et La référence d’objet n’est pas définie à une instance d’objet, Galerie Edouard Manet, Gennevilliers.

Elle sera en résidence cet été à « La Galerie », Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, pour l’écriture d’une fiction dans le cadre d’un projet d’exposition qui se déroulera à ODD à Bucarest en avril-mai et à Schleifmühlgasse 12-14 à Vienne en décembre 2015.

Avec le soutien du programme Jeunes Commissaires, Barbara Sirieix a participé au Young Curators Workshop organisé dans le cadre de la 8ème Biennale de Berlin.

Florence Ostende

Florence Ostende

Florence Ostende est Curator à la Barbican Art Gallery, Londres. Adjunct Curator à Dallas Contemporary (2011-14), commissaire en résidence à la Maison Populaire, Montreuil (2010) et au Palais de Tokyo, Paris (2009-10), elle a enseigné à la HEAD (Haute École d’Art et de Design), Genève (2013-2015). Elle a récemment organisé les expositions

Dioramas (Palais de Tokyo, Paris), The Japanese House: Architecture and Life After 1945 (Barbican Centre), Ugo Rondinone: I Love John Giorno (Palais de Tokyo, Paris), Le Rolling Club avec Jean-Luc Moulène (Biennale Internationale du Design, Saint-Etienne), Pierre Huyghe +/- (The Artist’s Institute, New York), A Story of Two Museums: The Museum of Jurassic Technology and The Museum of American Art (City University of New York).

Photographie : © Lola Reboud

Agnes-Violeau

Agnès Violeau

Née en 1976
Basée à Paris

Agnès Violeau est commissaire d’exposition et critique d’art indépendante. Membre de l’IKT et du C-e-a, ses recherches se portent essentiellement sur la potentialité du langage, au sein des pratiques performatives et des arts visuels.

Diplômée de Muséologie à l’Ecole du Louvre, et de l’Université de Cambridge, elle a dirigé le project space Odéon5 (Paris) de 2001 à 2007 ; la programmation des arts visuels et des résidences au Point Éphémère (Paris) en 2008-2009. En 2005 elle fonde avec Christian Alandete la revue d’art et littérature « J’aime beaucoup ce que vous faites » sur le process, puis le cycle Fiction_ Lectures Performées à la Fondation d’entreprise Ricard (Paris). Elle co-programme depuis 2010 les performances à l’Espace culturel Louis Vuitton (Paris) et écrit pour différents supports critiques. En 2011, elle est commissaire du parcours d’art dans la ville Les Nuits Parisiennes, du festival Il va se passer quelque chose à la Maison de l’Amérique Latine (Paris). En 2012, elle est commissaire du parcours français de la Nuit Blanche de Montréal, de la plateforme de pratiques vivantes Experienz (Beursschowsbourg 2012, Wiels 2013, Bruxelles). En 2014, elle est curatrice invitée au Palais de Tokyo pour la conception de l’exposition autour des collections protocolaires du CNAP Des choses en moins, des choses en plus avec Sébastien Faucon. Elle est invitée par le programme Jeunes Commissaires pour le projet filant « In Extenso » au DAZ (Berlin) sur la performance; au workshop « The Informed Body » à l’Akademie Schloss Solitude (Stuttgart) ainsi qu’au festival « Verbo » à Sao Paulo, dans le cadre du symposium sur la performance et sa documentation. Depuis 2013, elle enseigne la muséographie et le curating à l’EAC (Paris – Pékin).

Céline Poulin

Céline Poulin

Née en 1978

Céline Poulin est commissaire indépendante depuis 2004 et chargée de programmation Hors les murs au Parc Saint Léger depuis juin 2010.
Spécialisée dans les problématiques de production dans des contextes spécifiques, ses projets expérimentent des formats d’expositions ou d’événements. Ils témoignent toujours d’une attention particulière à la réception du public et aux dispositifs de collaboration.
Céline Poulin a notamment mené le programme Brigadoon à Clermont-Ferrand en 2013 et Les belles images à la Box en 2009/2010. Elle est membre co‐fondatrice du collectif le Bureau/, structure de recherche sur les pratiques curatoriales, à l’origine d’une dizaine d’expositions dans des contextes nationaux et internationaux : La Villa du Parc à Annemasse en partenariat avec le Mamco, Le Casino au Luxembourg, la galerie Klemm’s à Berlin, La Synagogue de Delme, Les Laboratoires d’Aubervilliers en partenariat avec le Fond National d’Art Contemporain, et certains avec l’Institut français ( «Public Spaces» à Berlin, «Uchronie, des récits de collections» à Klatovy, Prague et à Arc-et-Senans en partenariat avec le Frac Franche-Comté en 2011/2012 ).
Au Parc Saint Léger, Céline Poulin a pu mettre en place des projets d’exposition et de productions collaboratives sur le territoire comme Traucum en 2014, Minusubliminus en 2011 avec le musée de la Loire à Cosne-Cours-sur-Loire ou Triangulation d’Alejandro Cesarco avec le Frac Bourgogne et le Centre culturel de rencontre de la Charité sur Loire en 2013.
Ses projets comportent souvent un volet éditorial, numérique ou papier :  www.brigadoon.me, 2014 ; Micro-séminaire, édition Parc Saint Léger, 2013 ; Stellatopia, édition Parc Saint Léger, 2012; Mecca Nouement, édition du Crédac, 2011 ; www.lesbellesimages.net, 2010 ; Un plan simple, édition B42, 2010 ; Mecca Formes souterraines, une géométrie organique, édition du Crédac, 2009.
Céline Poulin siège au conseil d’administration de c-e-a et est membre de l’IKT.

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Marc Bembekoff

Né en 1978
Basé à Vienne (France)

Marc Bembekoff est actuellement directeur du centre d’art contemporain La Halle des bouchers à Vienne (Isère). Il a suivi des études d’histoire et esthétique du cinéma et d’histoire de l’art. En 2004, il a co-fondé le collectif Le Bureau/ avec lequel il mène de nombreux projets en France et en Europe. Il a travaillé en tant que commissaire pour de nombreuses institutions (Frac Champagne-Ardenne, musée Rodin, Palais de Tokyo).

En tant que commissaire indépendant, il a récemment assuré le commissariat d’expositions telles que Du monde clos à l’univers infini (Le Quartier, Quimper, 2012), The Mystery Spot (Fondation Ricard, Paris, 2012), et Sletto & Corso (avec Julien Fronsacq, 20e biennale d’art contemporain de Sélestat). Il a écrit pour différentes publications monographiques (Damir Očko, Henrique Oliveira, Bettina Samson, Nicolas Boulard…) et catalogues d’institutions (musée Rodin, Freud Museum, Palais de Tokyo, Centre Pompidou-Metz…). Pour la 56ème Biennale de Venise, Marc Bembekoff assurera le commissariat du pavillon croate représenté par l’artiste Damir Očko.

Photographie : © Jim Lahey

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Marlène Perronet

Née en 1978 à Toulouse
Basée à Vienne en Autriche

Marlène Perronet est titulaire d’une maîtrise de Lettres modernes de l’Université Paris 3 (2004) et d’un Diplôme national supérieur d’expression plastique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy (2006). Elle a participé à la dix-huitième session de l’Ecole du Magasin (Grenoble) en 2009 et au « Summer Seminar for Curators » organisé par l’Aica (International Association of Art Critics) d’Arménie à Erevan en 2010. Par la suite, elle a coordonné et organisé différents projets en France, en Allemagne et en Russie. Depuis 2011, Marlène fait partie de Fugitif, un réseau franco-allemand de jeunes professionnels de l’art contemporain basé à Leipzig. En 2013, elle a effectué une résidence d’un an à l’Akademie Schloss Solitude (Stuttgart).

Pour en savoir plus, retrouvez une interview avec Marlène Perronet ici.

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Karima Boudou

Née en 1987 à Ganges
Basée à Amsterdam (Pays-Bas)

Karima Boudou est historienne de l’art et commissaire d’exposition indépendante. De formation en histoire de l’art et philosophie, elle a participé au De Appel Curatorial Programme à Amsterdam. En 2011 elle co-fonde le collectif indépendant DIS/PARERE. Elle a initié récemment la structure AGENCE qui mène des projets autour des notions d’économie du travail et d’auteur, et qui a notamment publié le livre 1907: A Centenary Cookbook de Donelle Woolford (2014). Elle mène des projets de recherche indépendants, d’exposition et d’édition au Maroc et en Europe, ayant organisé récemment une exposition de Donelle Woolford dans le cadre de la Biennale de Marrakech 2014. Elle prépare actuellement l´exposition monographique What´s The Name Of This Nation (WTNOTN) de l´artiste Soufiane Ababri et le premier numéro du magazine WTNOTN à l’automne 2015 dans l’espace Le Cube à Rabat.

Parmi les expositions qu’elle a organisées : À la recherche de l’exposition présente (2012, Frac Bretagne, Rennes), Bourgeois Leftovers (2013, de Appel Arts Centre), Ce lieu n’est pas la maison de Descartes (2013, Institut Français des Pays-­Bas, Amsterdam), Le Signe Route (2013, L’appartement 22, Rabat), Performer, Artisan, Narrator (Donelle Woolford, 2014, Biennale de Marrakech, Marrakech), You can delete any comment that you create (2014, InBetween, Bruxelles), A SPACE IS A SPACE IS A SPACE (Sept. 2015, DAZ Deutsches Architektur Zentrum DAZ, Berlin)

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?

C’est un rôle qui lors des dernières décennies s’est consolidé et a pris de plus en plus d’importance, s’est médiatisé. De mon point de vue les tâches restent les mêmes que celles des commissaires plus traditionnels et historiques, à la différence que l’histoire de l’art a fait son chemin et que nous travaillons aujourd’hui avec des artistes qui pour certains d’entre eux questionnent les notions de subjectivité et d’authenticité, ce qui rend les choses plus complexes en questionnant notre héritage et nos systèmes de valeurs dans l’art contemporain; l’interprétation en est plus ardue.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
Actuellement je fais une mission en tant que curator à L’Appartement 22 qui est un espace d’art contemporain basé à Rabat au Maroc. J’ai débuté là-bas avec une exposition personnelle de Fadma Kaddouri qui présente les différentes investigations qu’elle mène depuis plusieurs années sur la figure de l’écrivain marocain Mohamed Choukri. Avec l’artiste Judith Deschamps et le commissaire Manuel Ramirez nous préparons une publication qui fit suite à la performance “A la recherche de l’exposition présente” de l’artiste Judith Deschamps au Frac Bretagne fin 2012. Je prépare aussi une exposition monographique de l’artiste Donelle Woolford à la Biennale de Marrakech au Maroc. C’est une artiste que j’ai découverte lorsque j’étais à la faculté de philosophie à Nanterre et je l’avais invitée à la Maison Descartes à Amsterdam à montrer de fausses peintures historiques, ce qu’elle appelle ses “peintures cubistes”.

En savoir plus sur l’interview de Karima Boudou

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Jeanne Dreyfus Daboussy

Née en 1986
Basée à Paris

Jeanne Dreyfus Daboussy est curatrice, auteur et cinéaste. Elle a étudié l’histoire de l’art et est diplômée d’un Master en muséologie de l’école du Louvre, à Paris ainsi que d’un master en histoire de l’art contemporain de l’université Paris IV – Sorbonne. Depuis 2008 elle travaille pour plusieurs galeries mais exerce également au sein d’institutions artistiques comme le Centre Pompidou et le Palais de Tokyo. Elle a également contribué à de nombreuses publications.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?
La mythologie contemporaine du “curateur-auteur” est fabriquée d’une manière assez fragile et propice à l’excès. Que les écrits sur la figure du super-curateur ne soient le fait que de théoriciens issus du milieu de l’art ne relativise-t-il pas son importance? La présence de commissaires d’exposition comme médiateurs de l’art est essentielle mais faire de leur pratique, aussi légitime et profonde soit elle, un art à part entière me semble disproportionné. Le travail du commissaire reste celui d’un historien de l’art et d’un pédagogue.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
En ce moment, je travaille sur un projet qui n’est pas curatorial: un documentaire sur l’artiste belge Marcel Broodthaers.

En savoir plus sur l’interview de Jeanne Dreyfus Daboussy

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Fabienne Bideaud

Née en 1982 à Orange
Basée à Paris

Fabienne Bideaud est historienne de l‘art et commissaire d‘exposition. Elle est diplômée d’un master de recherche en histoire de l’art et d’un master curatorial de l’université Sorbonne – Paris IV.

Depuis 2010, elle poursuit une activité de commissaire d’exposition indépendante. Depuis, elle a réalisé un certain nombre d’expositions en France et en Suisse. Elle a participé à la résidence Gwangju Biennale Curator Course en Corée du sud en 2011 dans le cadre duquel Ute Meta Bauer est intervenue. Enfin, elle réalise des recherches artistiques en Hongrie, Suisse, Suède par le biais des diverses résidences et projets, notamment une résidence croisée  à Prague organisée par l’Institut français et accueillie par Meetfactory,en 2013.

Actuellement, Fabienne Bideau développe un projet en collaboration avec l’artiste Donatella Bernardi qui sera présenté à Genève, en septembre prochain.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?
Le rôle d’un curator est avant tout de collaborer avec les artistes et de mettre en exergue un point de vue propre à une réflexion, qui peut parfois être commune. Il est important que le curateur se positionne par ses recherches, ses réflexions et ses interventions. Mais il n’est pas sans oublier qu’il ne travaille jamais seul : avec des artistes ou des œuvres déjà existantes.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
L’exposition Smoking up ambition, en collaboration avec l’artiste suisse Donatella Bernardi, projet à partir des collections du Fonds cantonal d’art contemporain de Genève et qui est prévue à Genève en 2014.

Lire l’intégralité de l’interview de Fabienne Bideaud

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Arlène Berceliot Courtin

Née en 1982 à Rennes
Basée à Paris

Arlène Berceliot Courtin est diplômée des Beaux-Arts et Histoire de l’Art à Paris 1-Panthéon Sorbonne. Après avoir travaillé dans diverses galeries parisiennes, elle a assuré la direction et la programmation artistique de la galerie Dohyang Lee de 2009 à 2011. Elle travaille aujourd’hui en tant que commissaire indépendante et collabore depuis le début de l’année avec Air de Paris. En 2013, elle a été invitée à programmer un projet curatorial d’un an pour l’artist run space Moins Un à Paris. Depuis 2011, elle a programmé des expositions au centre d’art de la Salle de Bains à Lyon ainsi qu’à la PSM Gallery à Berlin dans le cadre de l’échange des galeries Berlin Paris. Elle a également organisé des projections et des conférences aux Laboratoires d’Aubervilliers, au Centre photographique d’Île de France et écrit régulièrement des reviews et entretiens dans des magazines dédiés à l’art contemporain tels que Zérodeux, Slash Magazine, Code 2.0.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?
C’est un mot qui a été très utilisé et plutôt mal, il a beaucoup perdu de sens. Le sens qui m’intéresse le plus est décrit par Hans Ulrich Obrist, Elie During et Dominique Gonzales Foerster, Donation Grau, dans Qu’est ce que le curating ?  To curate = prendre soin de.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
Je travaille sur le volet III de mon projet d’expositions au Moins Un. Il s’agit d’un espace atypique puisqu’il est tenu par un artiste Renaud Perriches et se situe dans un parking sous le sol de Paris. Ce type d’initiatives est très rare à Paris et il porte l’avantage de nous faire oublier sa situation géographique pour nous offrir un vrai contexte pour exposer et découvrir des œuvres.

En savoir plus sur l’interview d’Arlène Berceliot Courtin

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Anaëlle Pirat-Taluy

Née en 1980 à Lyon
Basée à Grenoble

Anaëlle Pirat-Taluy est diplômée d’un Master de l’université de Rennes II en Histoire de l’art ainsi que d’un Master de la Fine Art School de Grenoble. Elle a travaillé en tant que chargée de production pour Le Magasin – National Contemporary Art Center et fut en 2006 co-fondatrice de l’Association pour l’Agencement des Activités et du centre d’art OUI, une association d’art reconnue d’utilité publique basée à Grenoble. Elle publie régulièrement des articles. Elle est curatrice et critique d’art indépendante.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?Pour moi, être curateur ne signifie pas forcément faire des expositions, mais il me semble qu’il s’agit plutôt de développer une pensée autour du travail d’artistes contemporains et de trouver les meilleurs moyens de rendre visible et concrète cette pensée. Pour ce qui est de la figure ou du « titre » du curateur, je n’estime pas que ce soit à glorifier, je pense que c’est un travail lié à une passion, qui la plupart du temps doit demeurer discret. Le curateur doit s’attacher à faire ressortir des choses, créer des liens et éventuellement dégager une parole ou une interprétation personnelle de tout cela.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?J’ai plusieurs publications à venir avec une structure éditoriale que nous venons de monter à Grenoble, Les Éditions AAA. Je travaille notamment sur un ouvrage collectif sur le label Dick head man Records et sur une monographie de l’artiste Clôde Coulpier.

En savoir plus sur l’interview d’Anaëlle Pirat-Taluy