Archives de catégorie : Commissaires

Les Commissaires

Fanny Testas

[LES VITRINES 2023]

Née en 1994, Fanny Testas vit entre Paris et Bruxelles. Elle est curatrice d’exposition indépendante et chargée de production pour le lieu La Station – Gare des Mines et l’association BrutPop. Elle est aussi co-coordinatrice de la webradio Station Station. Fanny Testas a travaillé pour divers événements, lieux et médias culturels en France et à l’étranger tels la MAC de Créteil, le Centquatre-Paris, La Villette, le Centre Pompidou, le Cnap, France Culture, Radio Grenouille et l’Académie de France à Rome – Villa Médicis.

À travers ses projets artistiques et curatoriaux, elle est engagée pour l’inclusion, l’équité, la collaboration, le partage des savoirs et pratiques. Elle tente de refléter et soulever des problématiques sociétales, environnementales, historiques et politiques. Elle mène actuellement une recherche autour des liens entre art contemporain et science-fiction : comment les artistes, en envisageant l’avenir, peuvent-ils refléter les temps troubles du présent ?

@fanny.testas

Pierre Leyrat

[POINT DE VUE 2022]

Pierre Leyrat est responsable des expositions de la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris et commissaire d’exposition indépendant. L’une des missions de la Fondation HCB est de susciter la réflexion autour de la photographie par le biais d’expositions, conférences, tables rondes et projections. Au sein de la Fondation HCB, il a notamment conçu les expositions suivantes : : Henri Cartier-Bresson, Chine 1949-1958, Marie Bovo – Nocturnes, Eugène Atget – Voir Paris et de John Coplans – La Vie des Formes. Diplômé de Sciences Po Bordeaux en 2015, il a assuré la coordination du premier Mois de la Photo du Grand Paris en avril 2017 ainsi que la production de 14 expositions de la deuxième édition de la biennale Foto/Industria à Bologne de 2017, dédiée à la photographie autour de l’industrie et du monde du travail.

Lucas Jacques-Witz

[MISSION EN INSTITUTION 2022 A LA KUNSTHALLE PORTIKUS]

Lucas Jacques-Witz (FR, 1993) est archiviste et commissaire.

Il est basé à Marseille, où il a fondé la bibliothèque indépendante Giselle’s Books qui s’intéresse notamment à travers une programmation centrée sur des initiatives éditoriales à valoriser des zones ombragées de ce que l’on s’accorde localement à nommer, la scène internationale de l’édition d’art.

Après s’être dévoué à la publication en librairie spécialisée, il a assisté l’archive de Mail Art Allemande, The Mail Art Archive of Ruth Wolf-Rehfeldt and Robert Rehfeldt à Berlin.

Plus récemment, il a préparé le second volet de l’Archive de Hans-Ulrich Obrist pour la Fondation Luma à Arles dédié à Etel Adnan.

En 2021, il a organisé la première exposition monographique en France de la revue et collectif britannique InventoryA doctrine of scattered occasions à Giselle’s Books. Il est également à l’initiative du rendez-vous annuel d’éditeurs et de lecteurs, Giselle Salon.

À travers les archives, ses intérêts sont dédiés à des formes de relectures qui cherchent à combiner création émergente et réactualisation de pratiques étant sorties du spectre d’attention temporaire que semble incarner l’art contemporain.

Margot Nguyen

[BOURSE VOYAGE/RECHERCHE 2022]

Née en 1993 à Aubervilliers. Vit et travaille à Paris.

Margot Nguyen est commissaire d’exposition, critique et travailleuse indépendante dans le secteur culturel. Diplômée de l’Ecole du Louvre, elle a travaillé dans diverses institutions muséales (Musée d’Art moderne de Paris et Musée de l’Elysée, Lausanne) et, plus récemment, avec des artistes contemporains.

Elle apprécie le dialogue et les processus collaboratifs, et s’intéresse à l’histoire des affects, des images, de l’ésotérisme, à l’oralité, aux notions de communauté, de lien, et à la transmission des mémoires via des formes artistiques vivantes et incarnées.

Elle est engagée au sein de plusieurs structures collectives au sein desquelles elle pense et développe des formats prenant la forme de textes, de recherches, d’expositions ou d’évènements.

Lou Ferrand

[BOURSE VOYAGE/RECHERCHE 2022]

Lou Ferrand est curatrice et autrice indépendante. Elle est diplômée du Master 2 en études curatoriales “L’art contemporain et son exposition” de Sorbonne Université (2019). Elle a travaillé en tant qu’assistante curatrice de Rebecca Lamarche-Vadel (pour la Biennale de Riga 2020), de Guillaume Désanges et d’Ilaria Conti (au Centre Pompidou). Elle était curatrice en résidence à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2020-2021. Elle vient de co-curater, aux côtés de Katia Porro, le cycle d’expositions collectives “A few tricks up the sleeve and a dagger in the heart” (au DOC! en 2021 et à Treize en 2022), portant sur l’entremêlement des notions de désir, de violence, d’affects dits négatifs et d’émancipation. Sa recherche porte notamment sur les liens entre art contemporain, littérature expérimentale, et enjeux politiques, avec une attention portée à la place de l’édition, de l’archive et des dispositifs de consultation et de présentation de celles-ci au sein des expositions. Elle écrit régulièrement pour des revues telles que Klima, Side Magazine (magazine de la Bergen Assembly 2022), Figure Figure, La Belle Revue, ainsi que pour des expositions et monographies d’artistes.

Anne-Laure Lestage

[LES VITRINES  2022]

Née en 1987 vit et travaille entre le Pays basque et Paris.

Historienne d’art, commissaire d’exposition indépendante et galeriste. Diplômée de l’École du Louvre de Paris en histoire de l’art et muséologie, elle travaille plusieurs années au sein de musées et d’entreprises engagées dans la création contemporaine (Galliera, Hermès, Galeries Lafayette) pour initier des collaborations artistiques en France et à l’international. Depuis 2018, elle développe une pratique curatoriale en tant qu’indépendante qui vise à croiser l’art contemporain, les arts décoratifs et l’artisanat. Elle s’intéresse particulièrement aux questions liées à l’anthropocène et aux arts domestiques. En 2019 elle crée un espace curatorial a mano studio à Biarritz avec pour objectif de décloisonner les pratiques artistiques contemporaines et de renouer avec les savoir-faire ancestraux.

En 2022, elle est invitée par l’Institut Français de Berlin pour assurer le commissariat des VITRINES. En réaction à la crise environnementale et à la précarité de notre époque, la proposition curatoriale qu’elle imagine s’articule autour de trois artistes français qui ont recourt dans leur pratique à l’emploi de matériaux pauvres, périssables ou éphémères. En détournant la fonction première d’une vitrine en espace d’exposition, le projet s’inscrit dans une volonté d’éveiller les consciences sur la construction d’un autre monde qui ferait appel à des schémas de production simples, humbles et respectueux du vivant.

Amandine Croset

Amandine Croset

Née en 1993 à Oullins, vit et travaille actuellement à Berlin.

Diplômée d’un Master de l’Université d’Avignon en communication et ingénierie de projets culturels, Amandine Croset est aujourd’hui chargée de développement pour une entreprise française spécialisée dans la gestion des collections muséales à Berlin.  Après avoir effectué différentes missions dans des institutions muséales en France et en Allemagne, elle se lance en tant qu’indépendante dans l’accompagnement de projets artistiques et culturels.

Dans le cadre du programme JEUNES COMMISSAIRES, Amandine Croset travaille en étroite collaboration avec le Bureau des arts plastiques sur la série « Point de Vue », des portraits vidéos de créatrices et créateurs français.es basé.es en Allemagne.

Arnaud et Maëva Grapain

Frère et sœur, Maëva (1992) et Arnaud (1989) composent le Collectif GRAPAIN. Ils vivent et travaillent entre Paris et Hanovre.

Artistes et commissaires indépendants, le collectif Grapain s’intéresse aux récits fictionnels et dystopiques. Leurs réflexions tendent à faire émerger de nouveaux écosystèmes où la destruction engendre la construction.

Entre 2016 et 2017, Ils ont co-curaté avec Offshore diverses expositions collectives à la Galerie Reformer Art et à la Résidence Basement 6 à Shanghai en Chine. De retour en France, ils ont organisé l’exposition collective BAZAAAAR questionnant le marché de l’art au sein d’une ancienne halle de marché réhabilitée en Centre d’Art à la Halle Roublot à Fontenay-sous-Bois.

Depuis 2020, ils travaillent avec des lieux alternatifs et artist-run spaces. Avec la Bourse Jeune Commissaire, le Collectif GRAPAIN conçoit actuellement un programme d’expositions au Kö20 Nachbarschaftsladen à Hanovre dans un espace artistique autogéré afin de diffuser les premières expositions personnelles d’artistes émergents résidant en France et en Allemagne.

Pour plus d’informations sur le collectif : https://collectifgrapain.com/
Crédit photo: Sven-Julien Kanclerski

Lena Peyrard

Née en 1993, vit et travaille à Paris.

Après avoir travaillé au Palais de Tokyo puis au Centre Pompidou en tant que programmatrice, Lena Peyrard a souhaité développer son activité de commissaire d’exposition indépendante afin de travailler sur des projets d’exposition et d’écriture plus personnels.

Ses réflexions curatoriales tendent vers l’exploration de frontières franchissables, de voix qui se croisent, de points de bascule entre différents registres ou pratiques. Il y est question d’écriture poétique au sein de la création vidéo (Paysages Alentour, Centre Pompidou, 2020), du passage du réel vers des fictions qui remettent en cause nos conditions d’existences (Upside Down, DOC!, 2021), de l’évocation du conte merveilleux au sein de pratiques plastiques plurielles (Chemins de Traverse, Espace Voltaire, 2021) ou encore de l’atelier d’artistes vu sous le prisme de la théâtralité (:Tiens, il est neuf heure, ChezKit, 2021). Fruit d’une observation attentive des pratiques artistiques d’aujourd’hui, son approche curatoriale tend à porter un regard à la fois intime et collectif sur le présent et la manière dont les événements du réel influent sur nos imaginaires.

Lena Peyrard publie régulièrement des portraits d’artistes et des entretiens dans différentes revues spécialisées (notamment Point contemporain).

Jade Barget

Née en 1991 dans les Hauts-de-Seine où elle vit et travaille actuellement

En tant que commissaire d’exposition et travailleuse culturelle indépendante, Jade Barget s’intéresse aux cultures de l’image en mouvement et à la performance. Ses recherches portent notamment sur la sensualité de l’expérience spectatorielle. En 2020, Jade Barget a travaillé au commissariat d’exposition de Sets and Scenarios (Nottingham Contemporary)  et à celui de Nameless. echoes, specters, hisses (XING).

Actuellement, Jade Barget étudie les liens existants entre chorégraphie et pratiques artistiques et curatoriales contemporaines. Cette étude du mouvement des corps dans l’espace et dans le temps en Allemagne, haut lieu des cultures électroniques, lui permet d’examiner le potentiel d’un curatorial axé sur le spectacle obscur, la corporalité et la transgression. En Juillet 2021, elle présentera ses recherches à Paris à travers un dispositif curatorial.

Jade Barget contribue également aux revues AQNB, diaCRITICS Los Angeles Review of Books, THE SEEN, Unseen et Untitled-Folder. Elle est diplômée du département Curating Contemporary Art du Royal College of Art à Londres (Hons).

À l’issu de sa bourse de recherche et de voyage en Allemagne obtenue dans le cadre du programme JEUNES COMMISSAIRES en octobre 2020, Jade Barget a rédigé un essai sur son thème de prédilection à découvrir ici.

Tristan Deschamps

Né en 1992 à Beuvry, vit et travaille actuellement à Berlin

Tristan Deschamps est commissaire et auteur indépendant à Berlin. Il es diplomé d’un Master de l’Université de Maastricht en art et patrimoine culturel. Il est co-fondateur du project space +DEDE, qui a été créé à Berlin en 2018. Il a organisé plusieurs expositions internationales avec diverses galeries et espaces de projets tels que PS120, S.A.C. Bangkok, NgBK, Kunstraum Kreuzberg/Bethanien et NON Berlin.

Dans le cadre du programme JEUNES COMMISSAIRES, Tristan Deschamps travaille en étroite collaboration avec le Bureau des arts plastiques sur une série de portraits vidéo sur la scène artistique française en Allemagne.

Alice Chardenet

Née en 1992 à Evry, vit et travaille actuellement à Francfort-sur-le-Main

Alice Chardenet est commissaire d’exposition et critique d’art. Après un diplôme des Beaux Arts à la Weißensee-Kunsthoschule de Berlin et une licence en Arts à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle maintenant fait partie du Master Curatorial Studies de la Städelschule et la Goethe-Universität à Francfort-sur-le-Main.

Aux cotés de ses propres projets curatoriaux, ses recherches se concentrent sur le travail en collectif et plus largement l’interaction entre l’art et la société. Récemment Alice Chardenet a été la curatrice de l’exposition Sekundenbruchteile à l’espace fffriedrich à Francfort-sur-le-Main, et a contribué au catalogue de la résidence IEPA #04 avec un texte sur l’artiste Pauline Castra.

Dans le cadre du programme JEUNES COMMISSAIRES elle collabore avec le Heidelberger Kunstverein sur l’exposition de l’artiste franco-indienne Nadira Husain.

Marianne Derrien

Vit et travaille à Paris

Marianne Derrien est commissaire d’exposition indépendante, critique d’art et enseignante. Après avoir été chargée de mission pour les expositions à l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, elle collabore désormais en tant que commissaire avec des institutions et des lieux indépendants en France (Mrac Sérignan, La Halle des bouchers, Cité internationale des arts, Musée Picasso, La Générale en Manufacture, Le Wonder…) ainsi qu’à l’étranger (Mudam à Luxembourg, Unosunove à Rome, Wooyang Museum en Corée du Sud, Plataforma Revolver à Lisbonne, The Pill à Istanbul…). Elle enseigne la théorie des arts et les pratiques curatoriales à l’École des arts de la Sorbonne et à l’Université Paris 8. Elle publie régulièrement des textes critiques sur des artistes tant émergents que confirmés. Après avoir coordonné le programme YCI (Young Curators Invitational), elle assure la coordination générale du programme européen CURATORIAL FUTURES pour C-E-A, association française des commissaires d’exposition.

Marjolaine Lévy

Vit et travaille à Paris.

Marjolaine Lévy est docteure en histoire de l’art de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et professeure d’histoire et de théorie de l’art et du design graphique à l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (Rennes). Elle est l’auteur de nombreuses études consacrées à des artistes contemporains, parmi lesquels Simon Starling, Martin Boyce, Lucy Williams, Wade Guyton, Jorge Pardo, Stefan Brüggemann, ou encore Farah Atassi. Elle collabore régulièrement aux Cahiers du Musée national d’art moderne.

Elle vient de publier un ouvrage sur le revival moderniste, intitulé Les Modernologues, édité au Mamco (Genève), ainsi que les textes de catalogues des expositions « Hétérotopies. Des avant-gardes dans l’art contemporain » (Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg », « Laëtitia Badaut Haussmann. La politesse de Wassermann » (Maison Alvar Aalto) et « Lettres à Marianne Brandt » (Galerie My Monkey, Nancy). Elle a récemment été la commissaire de l’exposition « Re-Corbusier » à la Fondation Le Corbusier (Paris) et dirige actuellement un ouvrage consacré à la scène artistique française des années 1990 à aujourd’hui, édité par Flammarion.

Fabienne Bideaud

Vit et travaille à Paris.

Fabienne Bideaud est historienne de l’art et membre de l’Association Internationale des Critiques d’art (AICA) et du Commissaires d’Expositions Asscociés (CEA). Elle travaille depuis 2010 en tant que commissaire d’exposition indépendante et critique d’art et enseigne à l’Ecole d’art de Beauvaisis. Bideaud a étudié à la Sorbonne à Paris et à l’Université Pierre Mendès France à Grenoble.

Entre 2008 et 2010 Bideaud était assitante curatoriale à la 11ème exposition plastique suisse « utopics » à Bienne. Depuis 2010, elle était la commissaire d’expositions comme La vérité des apparences, Mètre carré et Le champ de dispersion à Paris, Smoking Up Ambition! à Genf ou Ready for Reality? à Berlin. Elle travaille actuellement sur une exposition aux Karlin Studios de Prague et donnera un cours sur l’histoire des expositions et du commissariat.

Bideaud a également participé en 2011 à la résidence Gwangju Biennale Curator Course, dirigée par Ute Meta Bauer, en Corée du sud. Elle a réalisé des recherches artistiques en France, en Angleterre, en Hongrie, en Suisse, en Suède et en République Tchèque par le biais de diverses résidences et projets, notamment en 2013 une résidence croisée à Meetfactory à Prague organisée par l’Institut français.

En 2013, Jeanne-Salomé Rochat a interviewé la commissaire d’exposition.
Lire l’interview de Fabienne Bideaud

Jean-Christophe Arcos

Vit et travaille à Paris

Jean-Christophe Arcos est critique d’art et commissaire d’exposition indépendant. Il est membre de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art) et de CEA (Commissaires d’Exposition Associés). Chargé du programme curatorial pour la Ville de Paris dans le 11e arrondissement jusqu’en 2014, il a parallèlement lancé le Cinéma de la Nouvelle Lune à la Cité Internationale des Arts et fait partie des commissaires invités de Jeune Création, de la Biennale de Belleville et du festival DoDisturb au Palais de Tokyo.

Ses contributions aux catalogues de Simon Pfeffel, Marc Illing et Claire Dantzer, aux revues Manuel et Dorade comme à la section Pratiques Critiques de Point Contemporain pilotée par Marion Zilio, ainsi qu’aux programmes de recherche de Documents d’artistes et du FRAC Nord Pas de Calais pour Public Pool, complètent ses recherches sur les formes contemporaines et l’histoire des idées.

Explorant les contextes et leurs contraintes, il étudie en particulier les tensions entre le cadre de l’exposition et les objets qui s’y déplient ou s’y assujettissent, et a entamé en 2012 un cycle théorique sur l’actualisation du modernisme (notamment l’apport du Bauhaus) dans ses acceptions esthétiques et politiques.

Photographie : © Wolfgang Kleber

Diane Turquety

Diane Turquety est actuellement, avec le soutien du programme Jeunes Commissaires, coordinatrice de marco14 et CIAM4 / Naufrage avec spectateur pour la documenta, sur une proposition de Rainer Oldendorf et un commissariat de Pierre Bal-Blanc. Historienne de l’art spécialisée en art africain-américain, elle s’intéresse plus largement aux enjeux culturels et postcoloniaux. Elle a notamment collaboré aux expositions suivantes : Color Line. Les artistes africains-américains et la ségrégation (2016/17, musée du quai Branly, Paris) ; Leiris & Co. (2015, Centre Pompidou-Metz) ; La Passion selon Carol Rama (2014, MACBA, Barcelone/2015, MAMVP, Paris).

marco14 et CIAM4 / Naufrage avec spectateur est inspiré par la 4e édition du congrès international d’architecture moderne tenu en 1933 lors d’une croisière de Marseille à Athènes. Il s’agit d’une situation – à la fois exposition et séminaire-tournage – qui se déploie entre Athènes et Kassel.

Nina D’Hostel a rencontré Diane Turquety pour en savoir plus sur ce passionnant projet. 

Sophie Lapalu

Née en 1985
Vit et travaille à Paris

Critique d’art et commissaire d’exposition, Sophie Lapalu est diplômée de l’Ecole du Louvre et de l’Ecole du Magasin. Elle termine actuellement son doctorat à l’Université Paris 8, où elle donne des cours aujourd’hui, après trois années en tant que coordinatrice de l’espace d’exposition YGREC de l’ENSAPC (Ecole Nationale Supérieure d’Arts Paris-Cergy). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Marges, correspondante pour *DUUU radio, publie régulièrement dans le Quotidien de l’art et propose des programmations de performances entendues comme de possibles expositions.

Stefanie Unternährer

Née 1989
Vit et travaille à Essen et à Berlin

Stefanie Unternährer est actuellement assistante curatoriale au Museum Folkwang à Essen avec le soutien du programme Jeunes Commissaires de l’Institut francais pour le projet d’exposition „Dancing with Myself. Self-portrait and self-invention. Works from the Pinault Collection“ qui sera présenté à Essen du 7 octobre 2016 au 15 janvier 2017.

Dans le cadre de ses études de licence en philosophie et en histoire de l’art à la Freie Universität de Berlin, elle est tuteur en histoire de l’art et d’architecture pour le cours “Schule des Sehens. Geschichte der Kunst im Wandel ihrer Funktionen“ de 2011 à 2012. Après une première expérience de stage à la Galerie Roger Tator à Lyon en 2011 pour l’exposition „Lyon 2011: je passe/j’habite/je vis“ du collectif d’artistes FocAr Group en résonance de la 11ème Biennale d’art contemporain de Lyon, elle suit un stage au Bureau des arts plastiques de l’Institut francais d’Allemagne en 2012 et le projet de recherches de Michel Stiernon „Artistes francais plasticiens de Berlin de 1991 à 2013“ qu’elle assiste brièvement en 2013. De 2013 à 2015, elle travaille au Bureau des arts plastiques de l’Institut d’Allemagne, où elle contribue à l’organisation et la coordination des différents projets.

Mathilde de Croix

Née en 1990

Vit et travaille à Paris

Diplômée d’un master recherche et d’un master professionnel à Paris Sorbonne (Paris IV) en art contemporain, Mathilde de Croix est actuellement commissaire d’exposition à la Monnaie de Paris depuis 2017. Elle a été co-commissaire des expositions « A pied d’œuvre(s) » (2017) à l’occasion du 40e anniversaire du Centre Pompidou, « Subodh Gupta » (2018), « Thomas Schütte » (2019). Elle était auparavant chargée de projet auprès de Camille Morineau pour plusieurs projets, dont l’exposition « Climats artificiels » (Fondation EDF, Paris, 2015-2016),  « Sheila Hicks, Indeed » (Fondation De 11 Lijnen,  Ostende, 2015-2016), « Niki de Saint Phalle » (Taidehalli Kunsthalle, Helsinki, 2016). Elle a assisté Florence Ostende et Jean-Luc Moulène, commissaires de l’exposition « Le Rolling Club » (Biennale Internationale Design Saint-Étienne, 2015). Elle a également travaillé auprès de Michel Gauthier à la préparation de la sixième édition du Nouveau Festival « Air de Jeu » au Centre Pompidou.

Mathilde de Croix a coordonné la parution des Écrits complets de Rémy Zaugg, sous la direction d’Eva Schmidt, à paraître aux Presses du réel. Elle a publié un article sur Marie Cool Fabio Balducci (Les cahiers du Mnam, n° 130) et un essai sur Rémy Zaugg (catalogue d’exposition, Rémy Zaugg, Museum für Gegnwartkunst Siegen, Reina Sofia Madrid).

Dans le cadre du programme Jeunes Commissaires, Mathilde de Croix était commissaire invitée au Kunstverein Hannover. Elle a organisé « Open Studio » (2015) et l’exposition d’Éléonore False « Open Room, om-thé-tue-eint-agit » au Kunstverein Hannover (2016).

 

Mélanie Mermod

Née en 1979
Basée à Paris

Commissaire d’exposition et chercheuse, Mélanie Mermod est diplômée d’Histoire de l’art (Université de Lausanne, Suisse).

En parallèle de ses activités de chargée de recherche sur des expositions au Centre Pompidou, au Centre Pompidou-Metz ou à la Fondation Generali à Vienne, Mélanie Mermod a développé ses propres projets curatoriaux, tels que The Experimental Workshop / Jikken kōbō (Bétonsalon, Paris, 2011), APN Research あぷん (Kunsthalle Bern, 2012) ou 41° au-delà de la raison (ENSBA, Résonance Biennale de Lyon, 2013).

Avec le soutien du programme Jeunes Commissaires, Mélanie Mermod participé au Young Curators Workshop organisé dans le cadre de la 8ème Biennale de Berlin.

Barbara Sirieix

Née en 1983
Basée à Paris

Barbara Sirieix est critique d’art et commissaire indépendante. Elle est diplômée d’une maîtrise en Histoire de l’Art (Paris I – Panthéon Sorbonne, 2005) et d’un Master en Théorie et Pratique du Language et des Arts (EHESS, 2008). Elle est co-fondatrice et co-directrice de Red Shoes de 2008 à 2012.

Elle s’intéresse à des formats d’exposition processuels et à une écriture critique fictionnelle et poétique, mise à partie dans les projets curatoriaux récents I’ve lost my marbles, Tòtal Project Space, Athènes et La référence d’objet n’est pas définie à une instance d’objet, Galerie Edouard Manet, Gennevilliers.

Elle sera en résidence cet été à « La Galerie », Centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec, pour l’écriture d’une fiction dans le cadre d’un projet d’exposition qui se déroulera à ODD à Bucarest en avril-mai et à Schleifmühlgasse 12-14 à Vienne en décembre 2015.

Avec le soutien du programme Jeunes Commissaires, Barbara Sirieix a participé au Young Curators Workshop organisé dans le cadre de la 8ème Biennale de Berlin.

Florence Ostende

Florence Ostende est Curator à la Barbican Art Gallery, Londres. Adjunct Curator à Dallas Contemporary (2011-14), commissaire en résidence à la Maison Populaire, Montreuil (2010) et au Palais de Tokyo, Paris (2009-10), elle a enseigné à la HEAD (Haute École d’Art et de Design), Genève (2013-2015). Elle a récemment organisé les expositions

Dioramas (Palais de Tokyo, Paris), The Japanese House: Architecture and Life After 1945 (Barbican Centre), Ugo Rondinone: I Love John Giorno (Palais de Tokyo, Paris), Le Rolling Club avec Jean-Luc Moulène (Biennale Internationale du Design, Saint-Etienne), Pierre Huyghe +/- (The Artist’s Institute, New York), A Story of Two Museums: The Museum of Jurassic Technology and The Museum of American Art (City University of New York).

Photographie : © Lola Reboud

Agnès Violeau

Née en 1976
Basée à Paris

Agnès Violeau est commissaire d’exposition et critique d’art indépendante. Membre de l’IKT et du C-e-a, ses recherches se portent essentiellement sur la potentialité du langage, au sein des pratiques performatives et des arts visuels.

Diplômée de Muséologie à l’Ecole du Louvre, et de l’Université de Cambridge, elle a dirigé le project space Odéon5 (Paris) de 2001 à 2007 ; la programmation des arts visuels et des résidences au Point Éphémère (Paris) en 2008-2009. En 2005 elle fonde avec Christian Alandete la revue d’art et littérature « J’aime beaucoup ce que vous faites » sur le process, puis le cycle Fiction_ Lectures Performées à la Fondation d’entreprise Ricard (Paris). Elle co-programme depuis 2010 les performances à l’Espace culturel Louis Vuitton (Paris) et écrit pour différents supports critiques. En 2011, elle est commissaire du parcours d’art dans la ville Les Nuits Parisiennes, du festival Il va se passer quelque chose à la Maison de l’Amérique Latine (Paris). En 2012, elle est commissaire du parcours français de la Nuit Blanche de Montréal, de la plateforme de pratiques vivantes Experienz (Beursschowsbourg 2012, Wiels 2013, Bruxelles). En 2014, elle est curatrice invitée au Palais de Tokyo pour la conception de l’exposition autour des collections protocolaires du CNAP Des choses en moins, des choses en plus avec Sébastien Faucon. Elle est invitée par le programme Jeunes Commissaires pour le projet filant « In Extenso » au DAZ (Berlin) sur la performance; au workshop « The Informed Body » à l’Akademie Schloss Solitude (Stuttgart) ainsi qu’au festival « Verbo » à Sao Paulo, dans le cadre du symposium sur la performance et sa documentation. Depuis 2013, elle enseigne la muséographie et le curating à l’EAC (Paris – Pékin).

Céline Poulin

Née en 1978

Céline Poulin est commissaire indépendante depuis 2004 et chargée de programmation Hors les murs au Parc Saint Léger depuis juin 2010.
Spécialisée dans les problématiques de production dans des contextes spécifiques, ses projets expérimentent des formats d’expositions ou d’événements. Ils témoignent toujours d’une attention particulière à la réception du public et aux dispositifs de collaboration.
Céline Poulin a notamment mené le programme Brigadoon à Clermont-Ferrand en 2013 et Les belles images à la Box en 2009/2010. Elle est membre co‐fondatrice du collectif le Bureau/, structure de recherche sur les pratiques curatoriales, à l’origine d’une dizaine d’expositions dans des contextes nationaux et internationaux : La Villa du Parc à Annemasse en partenariat avec le Mamco, Le Casino au Luxembourg, la galerie Klemm’s à Berlin, La Synagogue de Delme, Les Laboratoires d’Aubervilliers en partenariat avec le Fond National d’Art Contemporain, et certains avec l’Institut français ( «Public Spaces» à Berlin, «Uchronie, des récits de collections» à Klatovy, Prague et à Arc-et-Senans en partenariat avec le Frac Franche-Comté en 2011/2012 ).
Au Parc Saint Léger, Céline Poulin a pu mettre en place des projets d’exposition et de productions collaboratives sur le territoire comme Traucum en 2014, Minusubliminus en 2011 avec le musée de la Loire à Cosne-Cours-sur-Loire ou Triangulation d’Alejandro Cesarco avec le Frac Bourgogne et le Centre culturel de rencontre de la Charité sur Loire en 2013.
Ses projets comportent souvent un volet éditorial, numérique ou papier :  www.brigadoon.me, 2014 ; Micro-séminaire, édition Parc Saint Léger, 2013 ; Stellatopia, édition Parc Saint Léger, 2012; Mecca Nouement, édition du Crédac, 2011 ; www.lesbellesimages.net, 2010 ; Un plan simple, édition B42, 2010 ; Mecca Formes souterraines, une géométrie organique, édition du Crédac, 2009.
Céline Poulin siège au conseil d’administration de c-e-a et est membre de l’IKT.

Marc Bembekoff

Né en 1978
Basé à Vienne (France)

Marc Bembekoff est actuellement directeur du centre d’art contemporain La Halle des bouchers à Vienne (Isère). Il a suivi des études d’histoire et esthétique du cinéma et d’histoire de l’art. En 2004, il a co-fondé le collectif Le Bureau/ avec lequel il mène de nombreux projets en France et en Europe. Il a travaillé en tant que commissaire pour de nombreuses institutions (Frac Champagne-Ardenne, musée Rodin, Palais de Tokyo).

En tant que commissaire indépendant, il a récemment assuré le commissariat d’expositions telles que Du monde clos à l’univers infini (Le Quartier, Quimper, 2012), The Mystery Spot (Fondation Ricard, Paris, 2012), et Sletto & Corso (avec Julien Fronsacq, 20e biennale d’art contemporain de Sélestat). Il a écrit pour différentes publications monographiques (Damir Očko, Henrique Oliveira, Bettina Samson, Nicolas Boulard…) et catalogues d’institutions (musée Rodin, Freud Museum, Palais de Tokyo, Centre Pompidou-Metz…). Pour la 56ème Biennale de Venise, Marc Bembekoff assurera le commissariat du pavillon croate représenté par l’artiste Damir Očko.

Photographie : © Jim Lahey

Marlène Perronet

Née en 1978 à Toulouse
Basée à Vienne en Autriche

Marlène Perronet est titulaire d’une maîtrise de Lettres modernes de l’Université Paris 3 (2004) et d’un Diplôme national supérieur d’expression plastique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy (2006). Elle a participé à la dix-huitième session de l’Ecole du Magasin (Grenoble) en 2009 et au « Summer Seminar for Curators » organisé par l’Aica (International Association of Art Critics) d’Arménie à Erevan en 2010. Par la suite, elle a coordonné et organisé différents projets en France, en Allemagne et en Russie. Depuis 2011, Marlène fait partie de Fugitif, un réseau franco-allemand de jeunes professionnels de l’art contemporain basé à Leipzig. En 2013, elle a effectué une résidence d’un an à l’Akademie Schloss Solitude (Stuttgart).

Pour en savoir plus, retrouvez une interview avec Marlène Perronet ici.

Karima Boudou

Née en 1987 à Ganges
Basée à Amsterdam (Pays-Bas)

Karima Boudou est historienne de l’art et commissaire d’exposition indépendante. De formation en histoire de l’art et philosophie, elle a participé au De Appel Curatorial Programme à Amsterdam. En 2011 elle co-fonde le collectif indépendant DIS/PARERE. Elle a initié récemment la structure AGENCE qui mène des projets autour des notions d’économie du travail et d’auteur, et qui a notamment publié le livre 1907: A Centenary Cookbook de Donelle Woolford (2014). Elle mène des projets de recherche indépendants, d’exposition et d’édition au Maroc et en Europe, ayant organisé récemment une exposition de Donelle Woolford dans le cadre de la Biennale de Marrakech 2014. Elle prépare actuellement l´exposition monographique What´s The Name Of This Nation (WTNOTN) de l´artiste Soufiane Ababri et le premier numéro du magazine WTNOTN à l’automne 2015 dans l’espace Le Cube à Rabat.

Parmi les expositions qu’elle a organisées : À la recherche de l’exposition présente (2012, Frac Bretagne, Rennes), Bourgeois Leftovers (2013, de Appel Arts Centre), Ce lieu n’est pas la maison de Descartes (2013, Institut Français des Pays-­Bas, Amsterdam), Le Signe Route (2013, L’appartement 22, Rabat), Performer, Artisan, Narrator (Donelle Woolford, 2014, Biennale de Marrakech, Marrakech), You can delete any comment that you create (2014, InBetween, Bruxelles), A SPACE IS A SPACE IS A SPACE (Sept. 2015, DAZ Deutsches Architektur Zentrum DAZ, Berlin)

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?

C’est un rôle qui lors des dernières décennies s’est consolidé et a pris de plus en plus d’importance, s’est médiatisé. De mon point de vue les tâches restent les mêmes que celles des commissaires plus traditionnels et historiques, à la différence que l’histoire de l’art a fait son chemin et que nous travaillons aujourd’hui avec des artistes qui pour certains d’entre eux questionnent les notions de subjectivité et d’authenticité, ce qui rend les choses plus complexes en questionnant notre héritage et nos systèmes de valeurs dans l’art contemporain; l’interprétation en est plus ardue.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
Actuellement je fais une mission en tant que curator à L’Appartement 22 qui est un espace d’art contemporain basé à Rabat au Maroc. J’ai débuté là-bas avec une exposition personnelle de Fadma Kaddouri qui présente les différentes investigations qu’elle mène depuis plusieurs années sur la figure de l’écrivain marocain Mohamed Choukri. Avec l’artiste Judith Deschamps et le commissaire Manuel Ramirez nous préparons une publication qui fit suite à la performance « A la recherche de l’exposition présente » de l’artiste Judith Deschamps au Frac Bretagne fin 2012. Je prépare aussi une exposition monographique de l’artiste Donelle Woolford à la Biennale de Marrakech au Maroc. C’est une artiste que j’ai découverte lorsque j’étais à la faculté de philosophie à Nanterre et je l’avais invitée à la Maison Descartes à Amsterdam à montrer de fausses peintures historiques, ce qu’elle appelle ses « peintures cubistes ».

En savoir plus sur l’interview de Karima Boudou

Jeanne Dreyfus Daboussy

Née en 1986
Basée à Paris

Jeanne Dreyfus Daboussy est curatrice, auteur et cinéaste. Elle a étudié l’histoire de l’art et est diplômée d’un Master en muséologie de l’école du Louvre, à Paris ainsi que d’un master en histoire de l’art contemporain de l’université Paris IV – Sorbonne. Depuis 2008 elle travaille pour plusieurs galeries mais exerce également au sein d’institutions artistiques comme le Centre Pompidou et le Palais de Tokyo. Elle a également contribué à de nombreuses publications.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?
La mythologie contemporaine du « curateur-auteur » est fabriquée d’une manière assez fragile et propice à l’excès. Que les écrits sur la figure du super-curateur ne soient le fait que de théoriciens issus du milieu de l’art ne relativise-t-il pas son importance? La présence de commissaires d’exposition comme médiateurs de l’art est essentielle mais faire de leur pratique, aussi légitime et profonde soit elle, un art à part entière me semble disproportionné. Le travail du commissaire reste celui d’un historien de l’art et d’un pédagogue.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
En ce moment, je travaille sur un projet qui n’est pas curatorial: un documentaire sur l’artiste belge Marcel Broodthaers.

En savoir plus sur l’interview de Jeanne Dreyfus Daboussy

Arlène Berceliot Courtin

Née en 1982 à Rennes
Basée à Paris

Arlène Berceliot Courtin est diplômée des Beaux-Arts et Histoire de l’Art à Paris 1-Panthéon Sorbonne. Après avoir travaillé dans diverses galeries parisiennes, elle a assuré la direction et la programmation artistique de la galerie Dohyang Lee de 2009 à 2011. Elle travaille aujourd’hui en tant que commissaire indépendante et collabore depuis le début de l’année avec Air de Paris. En 2013, elle a été invitée à programmer un projet curatorial d’un an pour l’artist run space Moins Un à Paris. Depuis 2011, elle a programmé des expositions au centre d’art de la Salle de Bains à Lyon ainsi qu’à la PSM Gallery à Berlin dans le cadre de l’échange des galeries Berlin Paris. Elle a également organisé des projections et des conférences aux Laboratoires d’Aubervilliers, au Centre photographique d’Île de France et écrit régulièrement des reviews et entretiens dans des magazines dédiés à l’art contemporain tels que Zérodeux, Slash Magazine, Code 2.0.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?
C’est un mot qui a été très utilisé et plutôt mal, il a beaucoup perdu de sens. Le sens qui m’intéresse le plus est décrit par Hans Ulrich Obrist, Elie During et Dominique Gonzales Foerster, Donation Grau, dans Qu’est ce que le curating ?  To curate = prendre soin de.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?
Je travaille sur le volet III de mon projet d’expositions au Moins Un. Il s’agit d’un espace atypique puisqu’il est tenu par un artiste Renaud Perriches et se situe dans un parking sous le sol de Paris. Ce type d’initiatives est très rare à Paris et il porte l’avantage de nous faire oublier sa situation géographique pour nous offrir un vrai contexte pour exposer et découvrir des œuvres.

En savoir plus sur l’interview d’Arlène Berceliot Courtin

Anaëlle Pirat-Taluy

Née en 1980 à Lyon
Basée à Grenoble

Anaëlle Pirat-Taluy est diplômée d’un Master de l’université de Rennes II en Histoire de l’art ainsi que d’un Master de la Fine Art School de Grenoble. Elle a travaillé en tant que chargée de production pour Le Magasin – National Contemporary Art Center et fut en 2006 co-fondatrice de l’Association pour l’Agencement des Activités et du centre d’art OUI, une association d’art reconnue d’utilité publique basée à Grenoble. Elle publie régulièrement des articles. Elle est curatrice et critique d’art indépendante.

Comment définir, de votre point de vue, le rôle de commissaire aujourd’hui? Ou : quels malentendus sont inhérents au titre glorifié et à la figure du « curateur »?Pour moi, être curateur ne signifie pas forcément faire des expositions, mais il me semble qu’il s’agit plutôt de développer une pensée autour du travail d’artistes contemporains et de trouver les meilleurs moyens de rendre visible et concrète cette pensée. Pour ce qui est de la figure ou du « titre » du curateur, je n’estime pas que ce soit à glorifier, je pense que c’est un travail lié à une passion, qui la plupart du temps doit demeurer discret. Le curateur doit s’attacher à faire ressortir des choses, créer des liens et éventuellement dégager une parole ou une interprétation personnelle de tout cela.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement?J’ai plusieurs publications à venir avec une structure éditoriale que nous venons de monter à Grenoble, Les Éditions AAA. Je travaille notamment sur un ouvrage collectif sur le label Dick head man Records et sur une monographie de l’artiste Clôde Coulpier.

En savoir plus sur l’interview d’Anaëlle Pirat-Taluy